"Lawrence d'Arabie"

Lionel Le Bihan voit et revoit "Lawrence d'Arabie"
Lionel Le Bihan. Photo M.M.

Lionel Le Bihan, domicilié à Arès, technico-commercial à Andernos-les- Bains n'oubliera jamais...

« Lawrence d’Arabie » de  David Lean, 1962. Avec Peter O’Toole,  Alec, Guinness, Antony Quinn, Omar Sharif. Musique de Maurice Jarre.

 

J’ai  découvert « Lawrence d’Arabie »  à Port-Louis dans le Morbihan, au pays de mon enfance, mais aussi celui du cinéma. En effet, mon grand-père Louis a été opérateur au cinéma Royal de Lorient et ma grand-mère Annick, y travaillait comme ouvreuse. C’est ici que nous venions chaque été en famille depuis Arès. Mes grands-parents paternels possédaient une résidence à Port-Louis...

C’était en 1970, je crois bien. J’avais  alors 12 ans. « Lawrence d’Arabie » était projeté au cinéma Le Lohic à proximité des remparts de la cité. La salle, dont les fauteuils étaient rouges, est toujours existante, bien que désormais fermée. Il n’était pas rare de remarquer des pêcheurs en bottes parmi les spectateurs. 

Ce soir-là du mois d’août, nous avons dégusté sur la plage toute proche des galettes chocolat-noisette, achetées tout exprès à l’entracte. La nuit était étoilée, je m’en souviens.

L’histoire de cet officier britannique rangé aux côtés de tribus dissidentes contre l’occupant turc, les  décors naturels du film tourné dans le désert, les acteurs m’ont impressionné. 

 Les combats à dos de chameau aussi. J’ai bien compris que les figurants étaient des chameliers aguerris. J’ai particulièrement aimé Antony Quinn dans le rôle d’Auda abu Tay.

 

Une scène m’a marqué : lorsqu’un des aides de Lawrence d’Arabie et son dromadaires se font engloutir dans des sables mouvants. J’ai revu le film à plusieurs reprises. A la télévision et sur DVD. Je suis toujours subjugué par la musique de Maurice Jarre, les paysages, l’esthétisme du film.