"La Dolce Vita": un chantier enfin assuré !

 Début mars, la Cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté le recours introduit par les tenants d'un projet concurrent à Arès (cinq salles), visant la décision favorable de la commission nationale d'aménagement cinématographique, délivrée en décembre 2015 pour l'exploitation de l'établissement "La Dolce Vita" à Andernos-les-Bains 

Ce obstacle levé, la construction du complexe culturel doté de quatre salles de cinéma, pourrait devenir (enfin)  une réalité au cours de l'année 2019.

La décision de justice était attendue par les partenaires du nouveau cinéma, la société privée Les Cinémas du Nord-Bassin et la municipalité, partie prenante de l'opération pour l'octroi du terrain (l'ancien stade Marcel-Despagne) et le financement  et l'utilisation conditionnée de l'une des salles à usage "mixte": cinéma et spectacles vivants. 

Andernos préféré à Arès

Les magistrats bordelais ont donc départagé les projets d’implantation d’établissements  concurrents d'Andernos-les-Bains et Arès, situés dans la même zone d’influence cinématographique "à 10 minutes l’un de l’autre",  estimant par là-même  " qu'ils ne sont pas complémentaires en termes d'aménagement culturel du territoire et qu’il existe de la sorte un risque de tension dans l’accès aux films généralistes et Art et Essai porteurs, pour lesquels les distributeurs ne pourront fournir deux copies d’un même film dans la zone". 

Un nouveau devenir attend l'ancienne salle des fêtes d'Andernos, reconvertie dans les années 50 en salle de cinéma: Le Rex. Photo M.M.
Un nouveau devenir attend l'ancienne salle des fêtes d'Andernos, reconvertie dans les années 50 en salle de cinéma: Le Rex. Photo M.M.
Le cinéma La Dolce Vita édifié sur un ancien stade. Ouverture prévue en 2019.
Le cinéma La Dolce Vita sera construit sur le site de l'ancien stade Marcel-Despagne. 175 places de parking y seront aménagées. Photo M.M.

Programmation sous garantie

Le projet autorisé prévoit que "plus de la moitié des films et 35 % des séances seront consacrés à des films Art et essai et que la programmation du futur cinéma sera assurée par l'entente VEO [réseau de cinémas néo-occitans, NDLR], dont les engagements de programmation s'appliqueront au projet et qui prévoient notamment de consacrer au moins 40% des séances à la diffusion de films européens et de cinématographies peu diffusées et de favoriser le recours aux distributeurs les plus fragiles en leur assurant une part de marché de 20 % supérieure à leur part de marché nationale".

Pour faire pencher la balance, la Cour administrative d'appel de Bordeaux relève aussi que le projet ainsi autorisé "visera le classement Art et Essai et prévoit aussi des dispositifs spécifiques à destination du jeune public que ce soit pendant le temps scolaire ou en dehors du temps scolaire".

La juridiction d'appel valide donc le choix  de la Commission nationale d'aménagement cinématographique (CNAC) en faveur du projet andernosien. Elle relève aussi sa meilleure centralité dans cette zone d'influence cinématographique, décidément très disputée  sur les bords du Bassin!

 

 

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