Cinéma... scoop


Le tour de France de "Nous finirons ensemble"

Tournée au printemps dernier sur la presqu'île du Cap Ferret, la suite des "Petits Mouchoirs" réunit une majeure partie de l'équipe du précédent tournage: François Cluzet, Gilles Lellouche, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Valérie Bonneton, Pascal Arbillot. José Garcia figure aussi au générique du nouveau film "Nous finirons ensemble".

 Des avant-premières ont été programmées à partir du mardi 2 avril (en Suisse), en présence de Guillaume Canet, notamment à Andernos-les-Bains (mercredi 17 avril), Bordeaux (jeudi 18 avril), La Teste (19 avril), Gujan-Mestras (19 et 22 avril). Toutes ces séances affichent complet. Quant à la sortie officielle, elle est fixée le 1er mai.

Les premières images de "Nous finirons ensemble", le nouveau film de Guillaume Canet ont fait leur apparition  sur les réseaux sociaux, début mars, ainsi que l'avait annoncé son réalisateur sur sa page Facebook.



Prix de places: les tarifs revus à la hausse

La hausse générale des tarifs des tickets de cinéma concerne aussi nos trois salles de proximité. Sans effet d'annonce, puisque c'est à la caisse que sont désormais appliqués les nouveaux prix. 

 Autour du Bassin, le tarif plein varie de 7,20 € (Andernos)  à  6,50 € (Gujan-Mestras). Le cinéma de Biganos se situant dans la fourchette haute, avec 7 €. C'est donc la salle du Rex à Andernos, structure commerciale privée, qui se trouve logiquement en première position. Certes les tarifs y sont restés durablement stables, mais cette hausse générale ne se justifierait guère, si l'on considère les seuls critères d'accueil et de confort que propose cette salle vétuste, promise à une fermeture définitive à l'automne 2019. Sans doute, le spectateur se trouve-il confronté à une augmentation avant tout calculée, dans la perspective de l'ouverture du nouveau complexe La Dolce Vita, promise à cette même date. Les tarifs devraient alors logiquement poursuivre leur progression. Chacun est ainsi prévenu...

La grille tarifaire suit le même (léger) train d'augmentation. Au cinéma Le Rex, le tarif réduit est fixé à 6,10 € pour les moins de 18 ans, étudiants, demandeurs d'emploi et familles nombreuses. Mais contrairement aux deux autres salles, il n'existe pas d'offre "senior" à Andernos. 

La carte d'abonnement de cinq places, plus restrictive car désormais valable quatre mois, est fixée à 26,50 € (contre 25 € jusqu'au mois dernier).

Le tarif des entrées pour les moins de 14 ans, d'ailleurs soumis à une règlementation nationale, reste maintenu à 4 €.  Enfin, la majoration tarifaire pour des films projetés en "3D" est de 1,50 €. Les lunettes sont mises à disposition à l'accueil sans supplément...

Au Centre culturel de  Biganos, le tarif plein est de 7 € mais le tarif réduit se veut incitatif au prix de 5,50 €. La modulation tarifaire est de 6,50 € pour les seniors de plus de 60 ans et  4,50 € pour les jeunes cinéphiles de moins de 16 ans. La carte d'abonnement de six entrées, valable six mois est de 33 €. La majoration du  tarif  en projection "3 D" est de 1 €; la location des lunettes étant offerte par la mairie, délégataire pour l'exploitation du secteur cinéma de la salle culturelle.

A Gujan-Mestras, le Gérard-Philipe récemment rénové et exploité par délégation publique, connait aussi une réévaluation tarifaire. Le tarif plein est donc fixé à
6,50 €, tandis que le tarif réduit est  de 5 € pour les étudiants et scolaires,  5,50 € pour les plus de 60 ans, 4,50 € pour le public âgé de moins de 16 ans. 

Le cinéma propose aussi des tarifs adaptés pour ses rendez-vous du cinéphile (5 €) et les séances ciné-jeunes à 4 €. La carte d'abonnement de 10 places valables six mois est de 45 €.



La Dolce Vita:" C'est une grande satisfaction"

Après quinze ans d'attente et parfois de déconvenues, le nouveau cinéma d'Andernos est devenu une réalité. La première pierre de La Dolce Vita a été scellée lundi 15 octobre au coeur de la ville. Et pour un long bail. L'ouverture du complexe est  théoriquement fixée au mois d'octobre 2019. Jean-Yves Rosazza a mené le projet: le maire d'Andernos-les-Bains se félicite de son aboutissement, car le parcours accompli n'aura pas toujours ressemblé à un long fleuve tranquille... 

L'attente de toute une ville

 "C'est une grande satisfaction  d'être parvenu, ainsi qu'avec mon équipe municipale, à boucler ce projet de cinéma, et ce en quatre années, dit-il. Encore a-t-il  fallu tenir compte des inévitables recours en justice qui ont contribué à l'allongement des délais de réalisation, de près de deux ans.

"La décision s'est faite très vite, dès 2014, en début de mandature. Le projet a été repris à zéro, avec l'intention de créer un cinéma incluant une vraie salle de spectacles au coeur de la ville, qui plus est sur un endroit constructible, en compatibilité avec le plan d'occupation des sols (PLU) d'Andernos-les-Bains. Le lieu désigné - l'ancien stade Jean-Marcel-Despagne - appartient au patrimoine communal; il a accueilli les rencontres de football, du théâtre en plein air et des éditions du Festival de jazz...

"Ce choix a permis de préserver le foncier. L'objectif étant de disposer d'un espace susceptible d'accueillir un cinéma et son aire de stationnement. La centralité du site a été un élément prépondérant, notamment de l'avis des commissions départementale et nationale d'aménagement cinématographiques qui ont statué en faveur du projet andernosien.

 " Ce nouveau cinéma  de quatre salles correspond bien à l'attente de toute une ville qui a connu la tradition du cinéma et longtemps disposé de deux salles, Le Miami et Le Rex, encore exploité".

La commission nationale d'aménagement  cinématographique (CNAC) établit à 1,47 entrées/an l'indice de  fréquentation de la zone d'influence géographique (ZIC), et le qualifie de "très faible" (1). En regard du potentiel démographique de la zone concernée [Nord-Bassin et Sud-Médoc], ne pêche t-on pas par excès d'optimisme en portant l'indice ZIC à 4,4 entrées/an, ce qui équivaudrait à quasiment quadrupler la fréquentation actuelle du Rex? 

Il y a  60 000 personnes concernées par le cinéma sur le seul territoire de la Communauté d'agglomération du Bassin d'Arcachon-Nord (Coban). Tripler, voire plus, la fréquentation du nouveau cinéma me paraît évident. On sera même au dessus de ces projections. L'équipement cinématographique va plaire, son emplacement en coeur de ville est attractif. Ce sera bien sûr un lieu de partage très vivace. Il permettra aussi de pérenniser l'exploitation actuelle du Rex, qui reste fragile comme beaucoup de cinémas de proximité.

L'un des enjeux culturels de La Dolce Vita visera une meilleure diversité de programmation. Il y a là aussi  une attente. Quelle pourrait être la part réservée aux films d'art et essai?

Nous tablons, ainsi que l'exploitant, sur un quota de
40 % réservé aux films d'art et essai et films étrangers. Ce qui n'était pas le cas jusque-là au Rex, salle mono-écran.  Les quatre salles de La Dolce Vita  vont  donc permettre de proposer une programmation bien supérieure.

L'ouverture du cinéma La Dolce Vita  est prévue au mois d'octobre 2019. Reproduction Tremège.
L'ouverture du cinéma La Dolce Vita est prévue au mois d'octobre 2019. Reproduction Tremège.

Jean-Yves Rosazza, maire d'Andernos: " C'est une grande satisfaction, pour moi ainsi que pour mon équipe,  d'être parvenus à boucler le projet  de cinéma en quatre ans. Photo M. M.
Jean-Yves Rosazza, maire d'Andernos: " C'est une grande satisfaction, pour moi ainsi que pour mon équipe, d'être parvenus à boucler le projet de cinéma en quatre ans. Photo M. M.

Quels objectifs vous êtes-vous fixé pour l'animation de la salle de  cinéma-spectacles intégrée à La Dolce Vita et dont la municipalité à assuré le financement et en conduira la gestion? 

 Il y avait une véritable opportunité que de pouvoir disposer d'une salle de spectacle, apportant une autre dimension culturelle. D'ailleurs, il n'est pas exclu non plus que nous ayons besoin à l'avenir d'un nouvel équipement sur un autre site.

Il y  aura donc à La Dolce Vita entre 16 et 20 dates par an selon une programmation cohérente, associant la danse, la musique ou le théâtre. Nous allons  rapidement mener une réflexion quant à savoir si l'exploitation  de cette salle de 380 places  en configuration "théâtre" relèvera d'un service en régie ou par délégation. D'éventuels  partenariats avec  des sociétés  de production pourraient être une piste envisageable: cela permettrait d'accueillir d'autres spectacles, par exemple pour des comités d'entreprise. Toujours est-il que  nous lancerons la première saison. Nous songeons à confier le spectacle d'ouverture aux Frères Brothers, groupe musical aux attaches andernosiennes.

Une cinquième salle?

Une coque vide, en réserve, figure sur les plans de La Dolce Vita. S'agira-t-il à terme d'une cinquième salle?

L'exploitant  Veo-Cinémas décidera de sa future affectation. J'ai visité ses salles à Tulle (19) et au Muret (31) qui, elles aussi, disposaient d'une coque vide. Elles ont été aménagées en salles de cinéma supplémentaires. En ce qui concerne La Dolce Vita, il s'agit d'une prévision convenable.

La centralité assumée du futur cinéma est à la fois un atout mais aussi source de possibles difficultés en terme de capacité d'accueil et de sécurité, notamment pour les accès au parking?

Un parking de 200 places sera aménagé. Je pense qu'il n'y a aura pas de problèmes de stationnement pour la fréquentation propre au cinéma.  Cela dit, la conjonction d'une soirée spectacle avec la fréquentation du cinéma ferait que cela pourrait "coincer". Des parkings de délestage existants à moins de 150 mètres, notamment autour du parc du Broustic pourront remédier à l'insuffisance de places de stationnement...

Par ailleurs, les  bâtiments  désaffectés de La Lyonnaise des Eaux à proximité de l'ancien stade pourraient permettre une éventuelle extension du parking.

Le Rex fermera en 2019. La Ville est propriétaire des murs qui abritent le cinéma. Qu'adviendra t-il de la salle?

Nous devrons étudier toutes les pistes. Convertir le lieu en salle de réunion? Cela n'est pas évident. L'ensemble est très ancien et nécessiterait d'importants travaux.  Transformer le cinéma en salle de théâtre? En confier l'exploitation à un privé? Il existe aussi la solution d'y créer un espace commercial...

 

Recueilli par Michel Mahler

(1) Il s'agit du rapport/nombre d'entrées par an et par habitant. L'indice moyen national est de 3,57. La fréquentation du cinéma Le Rex est estimée  entre 40 000 et 50 000 spectateurs par an. 

 



Premier clap pour le nouveau cinéma

 La pose symbolique de la première pierre du nouveau cinéma La Dolce Vita s'est déroulée lundi 15 octobre, sur le site de l'ancien stade de football Jean-Marcel Despagne. Jean-Pierre Villa, président du réseau occitan Veo Cinemas,  attendait ces instants "depuis quatorze ans", a-t-il rappelé. "Cette aventure a demandé de la patience, de la détermination. Mais on peut dire que la Dolce Vita est née sous une bonne étoile; le site en coeur de ville était le meilleur choix et donne un sens au développement du territoire urbain. Il appartiendra aux Andernosiens de s'approprier ce cinéma".

La pose de la première pierre du nouveau cinéma La Dolce Vita par Jean-Yves Rosazza, maire d'Andernos-les-Bains, Jean-Pierre Villa, président de Veo-Cinémas (deuxième à partir de la gauche). Photo Les Toiles du Bassin
La pose de la première pierre du nouveau cinéma La Dolce Vita par Jean-Yves Rosazza, maire d'Andernos-les-Bains, Jean-Pierre Villa, président de Veo-Cinémas (deuxième à partir de la gauche). Photo Les Toiles du Bassin


Premières images de "Nous finirons ensemble"

A l'occasion du  73e congrès national des exploitants de salles qui s'est tenu du 24 au 27 septembre à Deauville, les participants ont eu la primeur, jeudi 27 septembre, des toutes premières images du nouveau film "Nous finirons ensemble", tourné au printemps par Guillaume Canet, sur la presqu'île du Cap-Ferret.

 

Sa sortie est prévue le 27 mars 2019. La suite  du film  " Les Petits Mouchoirs"  par le même réalisateur et scénariste (avec Rodolphe Lauga) réunit la plupart des acteurs qui ont participé au précédent tournage en 2010: François Cluzet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche, Laurent Lafitte, Benoît Magimel, Pascale Arbillot, Valérie Bonneton. Clémentine Baert et José Garcia figurent également au nouveau casting.

 

Dans un entretien paru dans la revue "Le Film Français", le producteur Alain Attal évoque le film "comme une réflexion sur les post-quadragénaires qui interroge sur ce que devient l'amitié, avec comme point de départ la photo de leurs retrouvailles et une amitié fragilisée".

Un extrait  du film "Nous finirons ensemble", écrit, réalisé, tourné au Cap-Ferret par Guillaume Canet et présenté aux exploitants de salles réunis à Deauville. Capture d'écran  Instagram/guillaumecanetofficiel.
Un extrait du film "Nous finirons ensemble", écrit, réalisé, tourné au Cap-Ferret par Guillaume Canet et présenté aux exploitants de salles réunis à Deauville. Capture d'écran Instagram/guillaumecanetofficiel.


La réouverture du Gérard-Philipe retardée

La réouverture après travaux du cinéma Gérard-Philipe devrait être effective à la fin  du mois de septembre.

Le  terme prévisionnel du chantier de rénovation de la salle du quartier de La Hume, engagé par la municipalité de Gujan-Mestras, était pourtant fixé vers la mi-septembre.

C'était sans compter sur des aléas climatiques qui ont contrarié le déroulement des travaux débutés sitôt la fermeture du cinéma, le 17 juin. "Un orage s'est abattu  sur la région [le 30 juin], alors que la couverture de la salle était en cours de traitement. Les murs et plafond de la salle d'accueil ont été endommagés par les violentes précipitations", explique Nicolas Rabaud, directeur et programmateur de la société Artec à Lormont, délégataire pour l'exploitation du Gérard-Philipe. Les travaux de réparation supplémentaires ont donc eu une certaine incidence sur le déroulement d'un chantier, incluant par ailleurs des fluctuations dans les congés d'été des artisans. 

 Sans pour autant déterminer une date-butoir, le responsable escompte plutôt une réouverture du cinéma autour du 27 septembre.

Ce vigoureux lifting estival, incluant la reprise des pentes de la salle, le traitement des murs, du sol et de l'acoustique s'achèvera donc par l'installation de 152 nouveaux fauteuils  (182 places précédemment).

 

L'actuelle salle du cinéma Gérard-Philipe  a été entièrement réhabilitée pour plus de confort. Son ouverture au public est prévue fin septembre. Photo M.M.
L'actuelle salle du cinéma Gérard-Philipe a été entièrement réhabilitée pour plus de confort. Son ouverture au public est prévue fin septembre. Photo M.M.

Une séance supplémentaire, le vendredi à 18 heures  sera proposée à titre expérimental. Si l'horaire rencontre son public, il pourrait s'étendre à d'autres jours de la semaine, annonce aussi Nicolas Rabaud.

 

 

Le coût de la rénovation du cinéma Gérard-Philipe est de 310 000 €.  Avec la participation du Centre national de la cinématographie (154 000 €), de la région Nouvelle-Aquitaine (95 500 €) et de la commune de Gujan-Mestras (59 000 €).



Samuel Le Bihan, de nouveau papa à Arès

  A Arès, Samuel Le Bihan vient d'interpréter l'un des plus beaux rôles de sa carrière d'acteur et de sa vie d'homme: celui de nouveau papa.  Au cours de vacances familiales sur le Bassin d'Arcachon, sa compagne d'origine vietnamienne  Thi Ha Vu, mieux connue par les réseaux sociaux sous le patronyme artistique  d'Angie Vu Ha,  a été admise au centre médico-chirurgical et maternité Wallerstein à Arès pour donner le jour à Emma-Rose, le 13 août.

Nouvelle citoyenne du Bassin, la petite fille a été déclarée au service de l'Etat civil de la mairie d'Arès.

 Au printemps dernier,  le comédien a rendu publique sa  récente relation sentimentale avec Angie Vu Ha, musicienne, sans non plus cacher leur bonheur d'attendre un heureux événement pour l'été.

Le 1er août, sur son compte officiel Facebook,  l'acteur parisien a publié une ode amoureuse à sa compagne de vie, alors proche du terme de sa grossesse.  Samuel Le Bihan a alors sélectionné le texte d'une chanson de Florent Pagny " Et un jour, une femme"...

" Puis un jour, une femme/Met sa main dans la vôtre pour vous parler d'un autre/Parce qu'elle porte le monde/Et jusqu'au bout d'elle même/ Vous prouve qu'elle vous aime par l'amour qu'elle vous inonde". 

Le héros de "Jet Set",remarqué dans "Capitaine Conan" (de Bertrand Tavernier) est âgé de 52 ans; l'acteur est déjà père de Jules, né en 1995 d'une première union avec l'actrice Patricia Franchino puis Angie, née en 2011, quand Samuel Le Bihan vivait en couple avec l'ex-mannequin Daniela Beye.

Capture d'écran: www.facebook.com/SamuelLeBihan.officiel
Capture d'écran: www.facebook.com/SamuelLeBihan.officiel

Ancienne Playmate, Angie Vu Ha est la mère d'Isabella, née à Singapour. Agée de 31 ans, elle s'exerce aussi aux platines comme disk-jockette (DJ). 



La Dolce Vita: pourquoi ID Ciné?

La construction du futur cinéma La Dolce Vita

à Andernos-les-Bains est assurée par un concepteur spécialisé,  la société toulousaine

ID Ciné

Ainsi que l'atteste son panneau d'affichage, implanté récemment route de Bordeaux, à Andernos-les-Bains, l'ouverture du chantier du cinéma La Dolce Vita n'est plus qu'une question de mois. Plus exactement en octobre 2018, puisque les premiers coups de pelleteuse vont préluder à la construction du complexe culturel mixte - cinéma et spectacles vivants -, doté de quatre salles pour une capacité globale de 634 fauteuils.

Si l'échéancier des travaux est respecté, c'est fin 2019 que le nouveau cinéma andernosien devrait s'ouvrir au public sur l'ancien site sportif Jean-Marcel-Despagne.

La construction est confiée à la société toulousaine
ID Ciné, spécialisée dans le secteur d'activité de la promotion immobilière de logements et, singulièrement,  de salles de cinémas "clés en mains".

Une ancienne entreprise spécialisée dans la fabrication de matériel optique créée  à Ayguemorte-sur Graves (33) en est l'émanation. En fin d'activité, elle a été reprise par le Bordelais Henry Maître, qui a  transféré son siège social à Toulouse en 2015. Outre ID Ciné reconvertie, celui-ci dirige conjointement la FEEX SAS, spécialisée dans l'ingénierie et l'étude des projets dédiés depuis 2015. 

De Saint-Chamond à Andernos

ID Ciné accompagne  le développement d'un réseau de salles  régionales initié par la holding corrézienne Sagec Cinémas, dirigée par Jean Pierre Villa, plus particulièrement  sa filiale commanditaire Veo-Cinémas. En juillet, ID Ciné a lancé la modernisation du cinéma municipal Le Renoir à Biscarosse-bourg (40).

La maquette du complexe culturel "cinéma-théâtre" d'Andernos-les-Bains est présentée sur un panneau d'affichage installé route de Bordeaux. Photo M.M.
La maquette du complexe culturel "cinéma-théâtre" d'Andernos-les-Bains est présentée sur un panneau d'affichage installé route de Bordeaux. Photo M.M.

 

   En 2019, la cité lacustre du nord-ouest des Landes se verra dotée de deux nouveaux écrans pour une capacité globale de 536 places.

L'an prochain, la ville de Colomiers ouvrira un complexe de cinq salles, en délégation de service public (DSP), assurée par Veo-Cinémas. Fin 2018, le centre commercial de Saint-Chamond (42) sera équipé par le constructeur haut-garonnais d'un multiplexe de six salles (950 places) pour le compte du futur exploitant Veo Urfol-Saint-Chamond.

Pour Veo-Cinémas, le spécialiste toulousain lance à l'automne la construction du cinéma La Dolce Vita à Andernos-les-Bains sur l'ancien stade, en centre-ville.  Le groupe corrézien prévoit enfin la construction de trois salles (451 places) à Castelnaudary (11),  confiée encore à Idé Ciné avec une livraison fixée fin 2019.



Le Gérard-Philipe en nouvelle version originale

Dimanche 17 juin, le cinéma Gérard-Philipe à Gujan-Mestras ferme ses portes. Les spectateurs retrouveront leur salle  rénovée à la rentrée, vraisemblablement à partir du 14 septembre, le temps d'un lifting devenu indispensable.

Les travaux prévoient la reprise des pentes de la salle et plus de confort, avec une meilleure accessibilité, notamment pour les personnes handicapées. Les murs et le sol, ainsi que l'acoustique seront traités. Les 182 fauteuils existants seront également remplacés. Le matériel de projection sera également amélioré.

Pour mener à bien cette rénovation, il en coûtera 310 000 €. Une enveloppe conséquente alimentée par le Centre national de la cinématographie (154 000 €), la région Nouvelle-Aquitaine (95 500 €) et la commune de Gujan-Mestras (59 000 €).

Le réseau de cinémas Artec assure l'exploitation du cinéma de Gujan-Mestras ainsi que la salle de  Biganos en délégation de service public.

Le cinéma Gérard-Philipe, totalement rénové, sera de nouveau opérationnel à la rentrée. Photo M.M.
Le cinéma Gérard-Philipe, totalement rénové, sera de nouveau opérationnel à la rentrée. Photo M.M.


La Dolce Vita: un très long suspens

« La Lettre du maire », diffusée à Andernos-les-Bains au mois de mai, confirme une information d'importance: l'ouverture des travaux de construction du nouveau cinéma, La Dolce Vita, fixée au mois de septembre sur le site de l’ancien stade Marcel-Despagne, avec une livraison de l’équipement culturel à l’été 2019. Enfin !

Le projet, qui a parfois ressemblé à un serpent de mer égaré dans le bassin, clôt quinze années d’incertitudes, de rebondissements et de quelques ressentiments: il faut bien le reconnaître, l'interminable "feuilleton" politico-administratif aura mis la patience des amis du cinéma à rude épreuve.

En effet, l’idée d’équiper le Nord-Bassin et le Sud-Médoc d’un nouveau cinéma ne date pas d’hier. La précédente municipalité [menée par Philippe Peyrusat], propriétaire des murs du cinéma Le Rex depuis juin 1992, a d’abord envisagé le réaménagement de la salle mono-écran existante au 202, boulevard de la République en lui substituant deux salles, forcément à capacité réduite, vu l’exiguïté de l’emplacement.

En 2013, le scénario d’une nouvelle construction prend sa consistance, à proximité de l’actuel Casino Le Miami, route de Bordeaux et de la D 106 (voie rapide). L’annulation du plan local d’urbanisme (PLU) et des contraintes environnementales compromettent la réalisation de ce complexe de quatre salles, porté par un groupe d’investisseurs. Qui propose alors la construction du même espace, mais en centre-ville, sur l’esplanade du Broustic, à proximité de l’ancienne gare d’Andernos, occupée par l’Office du tourisme.

Sans remettre en cause l’intérêt d’un nouveau cinéma, ni même le parti-pris de sa centralité géographique, la nouvelle municipalité aux manettes  referme le dossier du Broustic en 2014. Mais celle-ci privilégie et négocie en sorte un "mix" culturel – salle de spectacle et salles de cinéma, montage financier à l'appui. L’ancien stade Marcel-Despagne, non loin des halles, est retenu. Le projet est validé en 2015.

Des recours en justice formés par les tenants d’un projet de cinéma concurrent à Arès, repoussent  sensiblement l’échéance de plusieurs mois. Il faut attendre la signature du bail à  construction à l’été 2017, enfin la purge de tout recours administratif en janvier 2018, pour connaître l'épilogue de ce "film" au long cours.. 

La maquette des quatre salles de projection du cinéma La Dolce Vita
La maquette des quatre salles de projection du cinéma La Dolce Vita


Sarah Bernhardt à Andernos, pour de vrai...

 Depuis son entrée en scène à la Comédie-Française en 1862, jusqu'à sa mort en 1923, Sarah Bernhardt a joué 120 spectacles, visité le répertoire classique et participé à 11 tournages de films et documentaires, à la période du cinéma muet puis à l'avènement du parlant.

C'est une star internationale septuagénaire, à la carrière déjà accomplie, qui se retire entre septembre 1914 et janvier 1916 sur le Bassin d'Arcachon. Chroniqueuse à la "une" du journal La Petite Gironde du 25 juillet 1915, Sarah Bernhardt raconte  "son séjour à Andernos". La grande tragédienne explique avoir choisi de quitter sa résidence de Belle-Île-en-Mer pour   se rapprocher de son fils Maurice incorporé à Bordeaux et s'installer à Andernos,  finalement "tiré au sort" parmi les villages du pourtour du bassin, inscrits sur 13 petits carrés en carton....

 "La réalité est tout autre", commente l'historien andernosien Claude Perreaud (1). "Sarah Bernhardt a enjolivé. Cette villégiature sur le Bassin d'Arcachon n'est pas le fruit du hasard. Désargentée, le comédienne s'est rabattue sur Andernos sur les conseils de son ami  et dramaturge Henri Cain, qui lui-même y avait une location". Elle s'installe villa Eureka, une petite maison située boulevard de la République, aujourd'hui disparue. "C'était  un choix dicté par des considérations financières. En fait, on a notamment brodé à partir de là", ajoute Claude Perreaud.

"Une période sombre de sa vie"

Par ailleurs, le roman "Madame Quand-même" écrit quelques plus tard par l'Arcachonnais Guy de Pierrefeux aura grandement contribué à enjoliver la "légende". Peu de documents, encore moins de témoignages crédibles - car très lointains - ont subsisté pour attester de la réalité d'un séjour qui de fait n'avait rien  de mondain, encore moins d'une sinécure.  "Son séjour à Andernos correspond plutôt à une période sombre de sa vie", poursuit l'historien.

Sarah Bernhardt était affectée d'une tuberculose à un genou, consécutive à une mauvaise chute intervenue sur un paquebot de ligne transatlantique qui ramenait en 1905 la comédienne française d'une tournée aux Amériques. Le plus souvent, c'est de son lit de douleur ou dans son jardin qu'elle pouvait apercevoir les scènes de la vie andernosienne.  Ses rencontres avec la population ont été rares et se sont résumées pour l'essentiel aux contacts avec le personnel de la villa Eureka.

"Difficile d'imaginer la comédienne expédier une dépêche à son fils Maurice, accoudée au guichet de la Poste d'Andernos comme on l'a colporté ou bien - comme on l'a  aussi prétendu - la croiser lors de promenades aux Quinconces avec sa canne d'ivoire offerte par le roi Edouard VII d'Angleterre, afin de jouir de la vue sur la dune du Pyla! 

Il faut savoir, poursuit Claude Perreaud, que Sarah Bernhardt avait la jambe immobilisée par un plâtre, jusqu'à son amputation intervenue à Bordeaux. Elle pouvait difficilement se déplacer, sinon  sous assistance. Une correspondance avec "son docteur-Dieu" et ex-amant Samuel Pozzi  attesterait plutôt que  l'ancienne sociétaire de la Comédie-Française s'est ennuyée ferme à Andernos.

Patriote, Sarah Bernhardt a fait une apparition publique notoire et déclamé un ou deux poèmes lors d'une soirée  organisée  le 15 août 1915  sous un chapiteau au profit des poilus convalescents, accueillis à Andernos. 

Remise de son opération, c'est discrètement qu'elle quitte le Bassin d'Arcachon le 31 janvier 1916. En 1923,  à l'orée de sa vie, Sarah Bernhard s'adresse à  son ami Louis David: " J'ai pensé à Andernos ces temps-ci, cherchant un coin pour me reposer. Au revoir peut être une fois encore, avant le grand voyage que je prépare gaiement".

La "Divine" s'éteint le 26 mars 1923, pendant le tournage de "La Voyante" de Léon Abrams et commandité par Lucien Guitry. Sans avoir renoué avec  Andernos...

(1) Auteur d'une communication exhaustive "Sarah Bernhardt à Andernos-les-Bains", Bulletin de la Société historique et archéologique du Bassin d'Arcachon et du Pays de Buch (n° 163, février 2015). 

M.M.

Claude Perreaud possède une parure autrefois portée par la tragedienne Sarah Bernhardt.
Claude Perreaud possède une parure autrefois portée par la tragedienne Sarah Bernhardt.


Farniente, pêche et... cochonnet pour Lino Ventura

 Dans les années soixante, l'acteur Lino Ventura prenait ses habitudes estivales sur la presqu'île du Cap-Ferret. Au programme de détente du célèbre "gorille" national: baignades familiales, sorties de pêche sur le bassin, dégustation de crustacés et... parties de pétanque. "Je ne conçois pas de vacances sans pétanque, pas possible" confiait alors l'acteur, pipe en bouche, dans une interview télévisée dont les images d'archive sont restituées par l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

 

Le village de L'Herbe  a bien connu l'époque Ventura. Le soir venu, "à la fraîche", on pouvait rencontrer fréquemment l'acteur pour la sacro-sainte partie de pétanque ou de cartes au café Magne. Les boules claquaient au son des "carreaux" sur le chemin des coquillages, avec les copains: "une bande de rigolos" comme les qualifiait affectueusement Lino Ventura, tandis que se prolongeaient les soirées chez Magne avec l'apéro entre pétanqueurs. Mais l'acteur se fera plus rare à L'Herbe quand le chemin modernisé deviendra une rue centrale bitumée...  



Ces tournages sur la presqu'île sauvés de l'oubli

De Gujan-Mestras à Taussat, d’Arcachon au Cap-Ferret, le Bassin a  fréquemment séduit les cinéastes. Son littoral poudré de sable blond, son couvert boisé et odorant, un bassin émeraude constellé de ses petits villages ostréicoles, un climat ensorcelant ont joué un rôle aussi important qu’attractif…

Dans ce décor naturel privilégié, " Les Petits Mouchoirs"  de Guillaume Canet en est la plus récente des (grosses) productions mais aussi le film qui s’identifie le plus au Bassin d’Arcachon, du moins aux yeux du grand public. Mais bien d’autres films figurent au "générique"  des tournages effectués sur la presqu’île, aussi bien pour le grand que le petit écran.

Les archives municipales de Lège-Cap Ferret l’attestent après avoir eu l’intuition d’explorer leurs réserves où sommeillaient des documents, révélant les  

" relations étroites" qu’entretiennent effectivement le Cap Ferret et le cinéma.

Dans sa chronique d'Archive du mois d’août [http://www.ville-lege-capferret.fr ], on découvre avec surprise et délectation une lettre paraphée par… Luc Besson, datée du 9 août 1982, dans laquelle le réalisateur du récent  "Valérian et la cité des Mille Planètes" (2017) - alors gérant d’une jeune société de production  Les Films du loup - demande l’autorisation d’effectuer un tournage sur la presqu’île pour son premier long-métrage "Le Dernier Combat" (1993) avec Pierre Jolivet, Jean Bouise. Lequel tournage, confirme Aurélie Dambrun, chargée des recherches documentaires, n’aurait finalement pas eu lieu sur le site pressenti; cependant "certaines scènes ont été tournées sur la dune du Pyla". 

Chabrol, Oteniente & Co...

L’Archive estivale est prodige en révélations. Un article paru dans "Sud Ouest" en 2005 reprend une information publiée par le magazine « Première » qui annonce le futur tournage de "Camping", le premier opus du genre par Fabien Oteniente à Lège Cap-Ferret. Mais, commente Aurélie Dambrun, la production a préféré Les Flots Bleus  situés au Pyla au décor du  camping (Les Sables d’or) initialement retenu pour le tournage, et ce "pour des raisons de mise en scène".

L’histoire ne se contient pas à ces seuls tournages. En 1996 à La Pointe du Cap Ferret, Alexandre Jardin ( "Fanfan", "La Vraie Vie des profs"…) réalise "Oui" une comédie romantique, interprétée par Pierre Palmade, Jean-Marie Bigard, Dany Boon. On retiendra aussi le tournage local du téléfilm policier "Les Redoutables"  2000 par un collectif exceptionnel de  13 réalisateurs

(dont Claude Chabrol, Georges Lautner Yves Boisset...) ou encore la participation de Danielle Darrieux pour "Belle comme Crésus" sous la direction de  Jean-François Villemer en 1996.

S’ensuit en 2006, du film "Le Grand Appartement" dont la scène finale à été tournée au Mimbeau par Pascal Thomas ( "Les Zozos", " La Dilettante", ect. ) avec Laetitia Casta, Mathieu Amalric, Pierre Arditi. Entre temps "Les Petits Mouchoirs" de Guillaume Canet avec François Cluzel et Marion Cotillard - tourné au Ferret en 2010. 

Pendant le tournage du film policier  "Les Redoutables", oeuvre de 13 réalisateurs dont Yves Boisset, Georges Lautner  et Claude Chabrol. Reproduction Archives municipales de Lège-Cap-Ferret.
Pendant le tournage du film policier "Les Redoutables", oeuvre de 13 réalisateurs dont Yves Boisset, Georges Lautner et Claude Chabrol. Reproduction Archives municipales de Lège-Cap-Ferret.
La lettre de la société de production Les Films du loup, signée par son gérant, Luc Besson. Reproduction Archives communales du Cap-Ferret.
La lettre de la société de production Les Films du loup, signée par son gérant, Luc Besson. Reproduction Archives communales du Cap-Ferret.

La livraison  mensuelle de l’Archive détaille aussi des téléfilms tournés sur place: "L’Ile aux oiseaux" de Geoffroy Larcher (1986, mais diffusé en 1991), "Belle comme Crésus" de Jean-François Villemer (1996), "Les Redoutables" par un collectif de réalisateurs (2000), "Le Regard de l’autre" de Dominique Tabuteau (2000), "Les Deux Vies du chat Radiguet" de Jean-Christophe Averty avec - comme cadre - l’ancien hôtel Chantecler au Petit-Piquey.

 

Plus récemment "La Disparue du Pyla" par Didier Albert avec Véronique Genest (2013), dont certaines scènes ont été tournées à Taussat, Lège-Cap-Ferret ( Jacquets, Claouey,  L’Herbe…).

 Claude Chabrol, Yves Boisset et Georges Launer  associés à la caméra pour le tournage du téléfilm  "Les Redoutables " en 2000 au Cap Ferret. Extrait de la Revue municipale "Les Nouvelles de la Presqu'île" n°14, décembre 2000, page 6. Reproduction DR
Claude Chabrol, Yves Boisset et Georges Launer associés à la caméra pour le tournage du téléfilm "Les Redoutables " en 2000 au Cap Ferret. Extrait de la Revue municipale "Les Nouvelles de la Presqu'île" n°14, décembre 2000, page 6. Reproduction DR

 En attendant une suite très probable des "Petits Mouchoirs" l’été prochain, l’idylle se poursuit entre la presqu’île et le petit écran : elle va s’enrichir d’un nouveau chapitre avec la diffusion le 25 septembre 2017 (France 3) du film-documentaire "Le Paradis d’Hortense" par Philippe Manoux et consacré à la célèbre lignée de restaurateurs du Ferret.

 

Michel Mahler



Les  belles vedettes du Bassin

C’est l’un des interludes cinématographiques qu’aura connus le chantier naval Dubourdieu 1800, installé depuis plus de deux siècles au port de Larros à Gujan-Mestras.

Loué pour les besoins du tournage de « Mer belle à agitée », réalisé en 2006 par Pascal Chaumeil et diffusée sur France 3, l’atelier « amiral » s’est converti en studio de cinéma. « C’est chez vous et pas ailleurs », avait alors plaidé le réalisateur pour persuader Emmanuel Martin d’accueillir comédiens et techniciens. Mais immobiliser la fabrication des bateaux, ne serait-ce que quelques jours, n’était pas un choix évident, qui plus est en pleine saison avec une mise à disposition des ateliers qui promettait quand même un tournage... agité.

Mais le script bien charpenté a beaucoup compté dans la décision d’Emmanuel Martin. « C’était quelque part notre histoire », explique-il. Comme bien souvent, la fiction n’est pas loin de la réalité. Dans le film, la construction navale est une affaire de famille. Laurent Bertignac, le patron, emploie une quinzaine de personnes, parmi lesquelles son épouse Sabine. Celle-ci, architecte, prépare le lancement d’une nouvelle ligne de monocoques peine à concilier vie professionnelle et vie de famille. 


Deux téléfilms à bon port

L’ambiance propre à la construction navale a été bien restituée par le film, juge Emmanuel Martin. On y voit aussi quelques plans tournés sur une pinasse traditionnelle du Bassin. L’Arcachonnais se souvient aussi de ces vrais moments d’échange avec Gérard Hernandez, campant le personnage du grand-père Albert ou de Pascale Arbillot qui interprète le rôle de Sabine. «  D’ailleurs en 2009, j’ai retrouvé la comédienne lors du tournage des "Petits Mouchoirs" ».

Le chantier gujanais a été mobilisé pour un autre tournage télévisé en 2013. Amarré au ponton du port de Larros, l’un des bateaux rapides - un Picnic Sport - a servi d’élément de décor pour l’une des scènes


Dans le sillage des "Petits Mouchoirs"

Mais au-delà d’un supplément de notoriété, déjà bien établie pour cette vénérable entreprise navale, sa participation au tournage de film "Les Petits Mouchoirs" en 2010, a offert à Dubourdieu 1800 une exposition avantageuse auprès du grand public qui a découvert la majesté des pinasses modernes, emblèmes du bassin.  " Au final, ç’a été une belle vitrine pour le Chantier ".

Car le mélodrame estival, signé Guillaume Canet, accorde la vedette à l’un des bateaux d’Emmanuel Martin, un Classic Express de 12,50 m, retenu par la société Les Productions du Trésor. Cette désignation fait encore la fierté du chef d’entreprise. C’était tout bonnement "On Line", son propre bateau - depuis revendu - qui venait d’être choisi... Rebaptisé "Max" pour les besoins du tournage - le personnage interprété par François Cluzet -, la pinasse moderne a fait l’objet de toutes les attentions. Emmanuel Martin a mis à disposition de son bateau avec l’impératif d’en confier 


A l'échouage

Le tournage sur "Max-On Line " - ne fut pas seulement une aimable promenade nautique sur le Bassin. Le scénario prévoyait notamment un... échouage sur le Bassin. La séquence très spectaculaire aura laissé quelques traces sur les flancs de la vedette. C’est le moment du film où François Cluzet  se retrouve "à poil", précise l’ancien propriétaire de la belle pinasse rouge. Une hélice de transmission endommagée, des rayures consécutives au choc sur le banc de sable et au frottement sur les coquillages auront quand même laissé quelques stigmates...

Invité à la première des "Petits Mouchoirs " à Bordeaux, Emmanuel Martin, tout à la satisfaction des retrouvailles avec l’équipe du film, a pu mesurer la dimension et les enjeux d’une telle entreprise. "Le producteur paraissait soulagé. Les premières projections publiques, généralement considérées comme déterminantes dans le métier, étaient encourageantes". Le film a surfé sur la vague du Box Office en 2010, avec plus 

Un Classic Express Dubourdieu a servi au tournage des "Petits Mouchoirs". Photo DR
Un Classic Express Dubourdieu a servi au tournage des "Petits Mouchoirs". Photo DR

Une tempête sociale et relationnelle se lève à la faveur de l’obtention d’un gros contrat, mais assorti de l’annonce du licenciement de Sabine...

La comédie de Pascal Chaumeil offre en effet quelques similitudes bien moins sombres avec le propre itinéraire d’Emmanuel et Béatrice Martin, débuté en 2000, après une carrière dans les chais, les vignes et au chevet des grands crus, tant en France qu’à l’étranger. Un nouveau "port d’attache" évidemment familier, une belle aventure professionnelle partagée, quelques remous assumés...


du téléfilm de Josée Dayan « Le Clan des Lanzac » avecFanny Ardant et Muriel Robin. Emmanuel Martin a gardé en mémoire ce pot de clôture organisé tout exprès au chantier Dubourdieu."C’était une belle journée" souligne-t-il, conservant au cœur la rencontre avec Fanny Ardant, " gracieuse, charismatique, une vraie femme " ou encore avec Muriel Robin, pétrie de gentillesse et de simplicité. 

Ces tournages bienvenus figurent en bonne place sur le livre d’or de l’entreprise Dubourdieu. "Je n’avais pas à attendre de retombées commerciales. Ce n’était pas l’objectif. Nous l’avons vraiment fait pour le fun", consent l’industriel. 


la navigation à un marin professionnel, de surcroît son pilote habituel. "Max" devait également rentrer au port d’Arcachon tous les soirs de tournage. Il a pris un réel plaisir à participer lui-aussi au film. « Par rapport aux deux téléfilms précédemment tournés en pleine saison au port de Larros, j’ai pu davantage vivre de l’intérieur l’aventure des "Petits Mouchoirs" ». Le chef d’entreprise a pris la barre du bateau pour les repérages des scènes sur les eaux du Bassin, ainsi qu’à l’occasion de certaines prises de vue aériennes, que l’on retrouve dans le film.

 

L’acteur François Cluzet a particulièrement impressionné le patron gujanais : "Un vrai chef de bande, très professionnel. Guillaume Canet, réalisateur des " Petits Mouchoirs" devait supporter une grosse pression. Il savait se montrer exigeant quand il le fallait". Enfin Emmanuel Martin a eu le plaisir de retrouver Pascale Arbillot, dans le rôle d’Isabelle, l’épouse de Vincent (Benoît Magimel) et déjà croisée sur le tournage de "Mer belle à agitée" à Gujan-Mestras.

Emmanuel Martin. Photo M.M.
Emmanuel Martin. Photo M.M.

 de 6,5 millions d’entrées cumulées en France et à l’étranger en 2010 (1). "Les Petits Mouchoirs" attend patiemment une suite, et c'est dans les petits papiers de Guillaume Canet, promis pour 2018...

( 1) Source Wilkipédia.

 

  Michel Mahler