Le film que je n'oublierai jamais


" Gran Torino"

Jean Baurens, architecte à Andernos-les-Bains
Jean Baurens. Photo M.M.

Jean Baurens est architecte DPLG. Il dirige la société Ocean Conception Archi, installée à Andernos-les -Bains. Amoureux du beau cinéma,

il n'oubliera jamais...

 

..." Gran Torino " de Clint Eastwood (2009).

Avec  Clint Eastwood et Bee Wang.  

 

Il y a bien des films  dont j'aurais voulu parler.... "Sur la route de Madison" avec Clint Eastwood, que j'aime voir de temps en temps fait partie de ceux-là.

 La saga de "Stars Wars" de George Lucas, et que j'adore pour la richesse de ses effets spéciaux: j'aime revoir cette trilogie dans leur intégralité tous les trois ou quatre ans. Enfin "Alien" de Ridley Scott, dont le scénario et la puissance des images m'auront marqué pour toujours.

Mais entre tous, c'est "Gran Torino" que je place en premier rang: parce qu'il m'a  aussi marqué pour des raisons personnelles. C'est un beau film sur l’intolérance d'un homme, joué par lui même, rongé par le remords  et qui finalement s'attachera à un jeune garçon atypique d'une famille du Vietnam émigrée aux Etats-Unis.

D'abord intolérant, il prendra  finalement goût à ce voisinage grâce à l'ouverture alors que sa vie de famille initiale est un échec.

Ainsi je me souviens avoir vu "Gran Torino" en compagnie de mon fils Arthur. Il avait été très impressionné par ce film, et en avait été ému jusqu'aux larmes...




" Cinéma Paradiso"

Mireille Badie
Mireille Badie. Photo M.M.

Mireille Badie, habitante à Gujan-Mestras. Passionnée de cinéma et spectatrice assidue au Gérard-Philipe, elle n'oubliera jamais...

...« Cinema Paradiso" de Guiseppe Tornatore (1989) avec Philippe Noiret, Jacques Perrin et Salvatore Gascio.

 

"C'est l'histoire d'un projectionniste fou de cinéma qui va de village en village dans le Sud de l'Italie pour projeter des films et histoire en parallèle d'un jeune cinéaste en vogue qui se remémore au cours de l'enterrement de ce vieux projectionniste les moments très nombreux qu'il passait dans la salle de cinéma paroissiale de son petit village en sa compagnie. 

  Remonte alors une foule de souvenirs avec ce vieil Alfredo qui lui avait ouvert une fenêtre ...les grandes bobines et les histoires contenues dans ces grands serpentins, la place du village qui s' animait le soir quand Alfredo arrivait avec sa vieille voiture et les scènes des baisers, interdites pour lui ...parce qu'il était petit garçon ! L'incendie de la cabine de projection dans lequel Alfredo avait perdu la vue et comme il avait alors compté sur lui pour lui raconter les films qu'il ne verrait plus jamais. L'amour définitif du cinéma était né pour ce petit Toto grâce à ce vieux projectionniste qui l'aimait autant que lui.

En ce qui me concerne, c'est ma mère qui a joué le rôle du projectionniste en m'amenant avec elle au Ciné-Club dès l'âge de 14 ou 15 ans ( je trouvais les discussions "post" un peu rasoir), mais la passion du cinéma s'instillait  doucement  et sûrement."

    

  " Je souhaite au plus grand nombre d'aimer le cinéma: d'abord parce que c'est une forme d'art (le septième, il est vrai, mais on n'est pas obligé d'être d'accord avec la chronologie); aussi parce que, comme les livres, il vous emmène ailleurs; enfin parce qu'avec ÇA tout est dit !"




"Lawrence d'Arabie"

Lionel Le Bihan voit et revoit "Lawrence d'Arabie"
Lionel Le Bihan. Photo M.M.

Lionel Le Bihan, domicilié à Arès, technico-commercial à Andernos-les- Bains n'oubliera jamais...

« Lawrence d’Arabie » de  David Lean, 1962. Avec Peter O’Toole,  Alec, Guinness, Antony Quinn, Omar Sharif. Musique de Maurice Jarre.

 

J’ai  découvert « Lawrence d’Arabie »  à Port-Louis dans le Morbihan, au pays de mon enfance, mais aussi celui du cinéma. En effet, mon grand-père Louis a été opérateur au cinéma Royal de Lorient et ma grand-mère Annick, y travaillait comme ouvreuse. C’est ici que nous venions chaque été en famille depuis Arès. Mes grands-parents paternels possédaient une résidence à Port-Louis...

C’était en 1970, je crois bien. J’avais  alors 12 ans. « Lawrence d’Arabie » était projeté au cinéma Le Lohic à proximité des remparts de la cité. La salle, dont les fauteuils étaient rouges, est toujours existante, bien que désormais fermée. Il n’était pas rare de remarquer des pêcheurs en bottes parmi les spectateurs. 

Ce soir-là du mois d’août, nous avons dégusté sur la plage toute proche des galettes chocolat-noisette, achetées tout exprès à l’entracte. La nuit était étoilée, je m’en souviens.

L’histoire de cet officier britannique rangé aux côtés de tribus dissidentes contre l’occupant turc, les  décors naturels du film tourné dans le désert, les acteurs m’ont impressionné. 

 Les combats à dos de chameau aussi. J’ai bien compris que les figurants étaient des chameliers aguerris. J’ai particulièrement aimé Antony Quinn dans le rôle d’Auda abu Tay.

 

Une scène m’a marqué : lorsqu’un des aides de Lawrence d’Arabie et son dromadaires se font engloutir dans des sables mouvants. J’ai revu le film à plusieurs reprises. A la télévision et sur DVD. Je suis toujours subjugué par la musique de Maurice Jarre, les paysages, l’esthétisme du film.




"Sur la route de Madison"

Evelyne Charenton habite Andernos-les-Bains. Elle apprécie Clint Eastwood et Meryl Streep  interprètes du film "Sur la route de Madison"
Evelyne Charenton. Photo M.M.

Evelyne Charenton, retraitée à Andernos-les-Bains, n'oubliera jamais...

" Sur la route de Madison"  de  Clint Eastwood, 1995. Avec Meryl Streep, Clint Eastwood, Annie Corley.

 

 

J’ai vu beaucoup de films, mais peu m’ont marquée autant que « Sur la route de Madison ». Pourquoi celui-là ? C’est l’histoire d’un coup de foudre entre Robert Kincaid, photographe au « National Geographic » et Francesca Johnson, épouse de fermier de l'Iowa. Ou la rencontre  entre deux univers, d’un amour tout en pudeur, tellement caché que les enfants ne le découvrent qu’à la mort de leur mère qui n’a pas voulu suivre celui qu’elle aimait afin de préserver sa famille.

C’est tellement bien filmé, pas de mots, ni de fioritures, juste des images. Ils n’ont rien cherché ni l’un ni l’autre, ça leur est tombé dessus et ils ont juste repris leur vie. Mais tous deux ont été marqués. Elle refusera toujours de le rejoindre malgré la réciprocité de ses sentiments.

Et c’est à l’endroit où elle est tombée amoureuse qu’elle souhaite que ses cendres soient dispersées. Et ses enfants découvrent dans son journal pourquoi. Ils découvrent une mère qu’ils n’ont jamais connue, la force de ses sentiments et du devoir. Et on découvre en même temps.

C’est très bien décrit, bien filmé, et si juste. Aucun mot ne peut traduire. Il faut juste le voir pour comprendre et le ressentir.